Les salariés aidants : Les dispositifs gagnants-gagnants de la QVT

publié le 19 avril 2017
Près de 15% des salariés accompagnent aujourd’hui un proche dépendant.
 

Parmi les 11 mesures sur le handicap présentées le 23 mars dernier, « Mieux repérer les besoins des aidants de personnes en situation de handicap » est une des dispositions qui trouve un écho particulier en cette période de campagne électorale.

Sujet de la QVT ?  Dispositif des politiques Handicap ? Sujet extra entreprise ? Mais de quoi parle-t-on exactement…



Définitions :

Les proches aidés peuvent être des personnes âgées dépendantes, des personnes en situation de handicap reconnu ou non, des personnes souffrant de maladie chronique lourde, ou encore en fin de vie.
Plus de 4 millions des proches aidants sont aujourd’hui en poste. Ils aident et accompagnent au quotidien un proche en situation de dépendance et/ou de handicap. L’aide apportée peut prendre des formes diverses : soutien psychologique, gestion administrative et budgétaire, soins, etc.

 

Les 3 principales difficultés rencontrées par les aidants :

L’une des principales difficultés des aidants concerne la gestion de leur temps (démarches administratives, soins quotidiens, des trajets et transport, etc.)
C’est une erreur de sous-estimer également la charge psychique et ses répercussions sur la santé mentale et physique des aidants (isolement, dépression, stress dû aux responsabilités, fatigue, etc.).
Enfin, malgré les nombreux dispositifs d’aides trop souvent opaques, l’impact financier constitue une dure réalité très souvent mise de côté.
 

Les droits des aidants salariés : 3 exemples
 

Le congé proche aidant

Depuis le 1er janvier 2017, les collaborateurs peuvent bénéficier d’un congé, rémunéré ou non, pour accompagner un proche en situation de handicap ou perte d’autonomie.
Ce dispositif reste néanmoins conditionné et encadré :

  • Ancienneté minimale requise : 1 an,

  • Durée : 3 mois renouvelable dans la limité d’1 an pour l’ensemble de la carrière.

  • Modalités de demande : déclaration sur l’honneur du salarié notamment relative à son lien familial et la durée pendant laquelle il a éventuellement déjà bénéficié du congé proche aidant, au moins 1 mois avant le début du congé hors cas particulier d’un congé sans délais.

 

Le congé de présence parentale 

Les parents salariés dont l’enfant à charge (de moins de 20 ans) est atteint d’une maladie, d’un handicap ou a été victime d’un accident grave, rendant notamment indispensable une présence soutenue et des soins importants, peuvent bénéficier d’un congé de présence parentale.
En pratique, le congé de présence parentale est plafonné à 310 jours entiers ouvrés.
L’aidant, non rémunéré par son employeur, touche une allocation journalière de présence parentale versée par la caisse d’allocations familiales (43,01 euros pour un couple et 51,11 euros pour une personne seule par jour).
 

Le congé solidarité familiale 

Le congé solidarité familiale peut être accordé aux ascendants, descendants, frères, sœurs, personnes partageant le domicile ou proche de confiance d’une personne en fin de vie. Le salarié doit informer son employeur 15 jours avant le début du congé et lui adresser un certificat médical justifiant de l’état de santé de la personne aidée.
La durée du congé est de 3 mois renouvelable avec une période maximale d’un an pour l’ensemble de la carrière. Il ouvre droit à une allocation journalière d’accompagnement à domicile d’une personne en fin de vie.
 

Les dispositifs d’accompagnement mis en place par les entreprises (liste non exhaustive) :

  • Informer et accompagner les aidants,

  • Sensibiliser et former les managers et RH à la prise en compte des situations individuelles,

  • Aménager les modalités et/ou le temps de travail (télétravail, don de jours de congé dans l’entreprise etc.),

  • Introduire la thématique dans les accords d’entreprise (accords QVT, handicap etc.),

  • Solliciter une association ou entreprise extérieure (un interlocuteur-conseiller) pour accompagner les aidants dans leurs démarches.

  • Etc.
     

salariés aidants les aides