La Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE)

publié le 8 septembre 2014
Apparu dans les années 60, le concept RSE est devenu un enjeu majeur pour les entreprises, qui s’engagent de plus en plus à développer une politique sociale et environnementale. L’objectif ? Préserver l’environnement et le bien-être des salariés. 


Qu’est-ce que la RSE ?
 
Si historiquement le concept RSE apparaît  dans les années 60, notamment dans les textes économiques consacrés aux entreprises (Social Responsabilities of the Businessman de H. Bowen en 1953, et The Responsible Corporation par G Goyder en 1961), la volonté des institutions et des entreprises de développer une politique de gestion sociale et environnementale, s’est réellement développée dans les années 90.
 
Selon l'Organisation de Coopération et de Développement Economiques (L’OCDE), la responsabilité sociale de l’entreprise est : « l’intégration volontaire par les entreprises de préoccupations sociales et environnementales à leurs activités commerciales et leurs relations avec leurs parties prenantes ».  La notion RSE accorde un droit de regard sur l’activité de l’entreprise à des acteurs autres que les actionnaires et dirigeants. Ainsi, la société civile (ONG, associations, riverains), les partenaires de l’entreprise (fournisseurs, clients, sociétés de notation, utilisateurs) et l’état peuvent agir sur la gouvernance de l’entreprise.
 
Une approche valorisante pour les entreprises, qui peut néanmoins conduire à certaines problématiques dans la mise en œuvre d’une politique de RSE, notamment si les parties prenantes ne poursuivent pas les mêmes objectifs et ne défendent pas les mêmes intérêts.
 
Préoccupations sociales et environnementales
 
Le principe de la RSE s’appui principalement sur 3 piliers, parfois appelés les 3 “P“ :
 
  1. Le volet social (people) : Il se rapporte plus particulièrement à la lutte contre les discriminations et la promotion de la diversité dans les entreprises, mais aussi à la prise en compte de la santé physique et psychique des travailleurs (Bien-être).
 
  1. Le volet environnemental (Planet): concerne la maitrise des effets polluants de la production des entreprises mais aussi la promotion de produits plus respectueux de l’environnement (Normes ISO 14001 et 26000, Global compact).
 
  1. Le volet financier (Profits) : il s’intéresse à intégrer des critères extra-financiers dans les investissements des entreprises. Depuis quelques années s’est développée la notion d’investissement socialement responsable (IRS) basé sur la promotion de produits financiers de partage (partiellement reversé à des ONG) ou des fonds d’exclusion basés sur des principes moraux (excluant certaines activités tel que le tabac et les armes) ou strictement environnementaux (composé d’activité considérée comme peu polluante)
 
 
Pas d’obligation juridique
 
Le concept RSE s’est développé à l’initiative des entreprises, sans aucune obligation juridique. Aux Etats-Unis on emploie notamment le terme « soft law » qui peut se traduire « droit flexible ». Du côté de la France, les devoirs des entreprises et les exigences de communication en matière de RSE, en particulier pour les entreprises du CAC 40, ont été renforcés depuis les lois dites Grenelle I et II, adoptées respectivement en 2009 et 2010.
 
Les dates clés de l’évolution de la notion RSE :
  • 1972 : conférence de Stockholm
  • 1987 : rapport de Brundtland
  • 1992 : conférence de Rio (adoption de l’agenda 21)
  • 2002 : conférence de Johannesbourg